vendredi 19 juillet 2013

RADIO-SONOR

Hantait-elle la rue Blaes ou la rue Haute, cette étrange boutique Radio-Sonor (C'est de la joie qui sort), photographiée à la fin des années 80 ? Dans un style sixties / coiffeur africain, une image en or, et un cuisiner acrobate, installant nonchalamment une antenne de télé sur le toit d'une boulangerie, à la stupéfaction des services de secours.

mardi 2 juillet 2013

CDH

Politiquement, je ne sais pas ce que vaut le CDH (Centre Démocrate Humaniste), mais architecturalement, je vote pour. En 2006, le parti de Joëlle Milquet - actuelle ministre de l'intérieur du gouvernement fédéral - a relooké son siège dans un style pop seventies, façon design vintage chez Roche & Bobois. A portée de mégaphone de la sinistre rue de la Loi, cet empilement cathodique de 228 (12 x 19) écrans de télés oranges, avec speakerine (ou speaker) dessiné à l'antenne, éclaire le quartier.
Le site du CDH donne comme créateur de ce programme inédit Jean-Luc Wallraff. Mais y avait-il aussi un architecte au générique ? Je ne sais.


41 rue des Deux Églises 1000 Bruxelles


Lien :
www.lecdh.be

mercredi 15 mai 2013

BRUXELLES PAS BELLE ?

Paru le 15 mai dans Libération, un article signé Jean Quatremer a fait trembler le monde politico-médiatique bruxellois sur ses bases. Il est vrai que le papier ne fait pas dans la dentelle. Mais s'il frappe fort, il frappe aussi juste, et dresse un portrait sans concession de l'urbanisme de la capitale, qualifié de "n’importe quoi", notamment en ce qui concerne le trafic automobile. Mais il faut quand même préciser aussi que ce sombre tableau vaut pour le pentagone et ses tentacules de la rue de la Loi ou de l'avenue Louise. Pas pour le haut de St Gilles, Uccle ou - entre autres -Ixelles, qui restent pour moi des petits paradis urbains, et des merveilles d'architecture.

Coulisses de Bruxelles


samedi 6 avril 2013

LIVRE 3 : BXL ART DECO 1920 - 1930

Oufti ! Déjà un mois sans nouvel article. Je vais donc faire fissa avec ce bouquin remarquable consacré à l'Art Déco au pays du roi Albert.
Un bel ouvrage (25 x 28,5 cm), 240 pages, tout en couleurs. Impossible de citer tous les auteurs, ils y en a trop. Quinze chapitres au sommaire, dont l'Art-déco religieux (Koekelberg, St Adrien) les cinémas (Eldorado, Métropole), Victor Horta entre les deux  guerres, le gratte-ciel, etc. L'iconographie (photos d'époque ou récentes, plans, dessins) est de premier choix. Bref, la classe. Seul défaut au tableau, le livre est, apparemment, épuisé. Mais en cherchant un peu il est probable qu'on doit pouvoir en dénicher encore quelques exemplaires oubliés sur l'étagère.

Norma Editions, Paris 1996



dimanche 3 mars 2013

L'UNION ST-GILLOISE

Franchement, s'il y a un endroit où on est certain de ne jamais me rencontrer, c'est bien dans un stade de foot. Mais pour l'Union St-Gilloise, j'ai fait une exception. Pas que je sois fan de ce club qui eu son heure de gloire avant-guerre, mais parce que son stade est un petit bijou oublié d'architecture années 30.
Curieusement, c'est à Forest, de l'autre côté du Dudenparc, que ce cache le stade Joseph Marien. Faut croire qu'à St Gilles, en 1926, on manquait de place pour taper dans le ballon.

C'est l'architecte Albert Callewaert qui s'y colle. Un bâtiment d'une centaine de mètres de long, en briques et pierres, ponctué de bow-windows et de bas-reliefs sportifs réalisés par le sculpteur Oscar De Clerck. Egalement au palmarès sur le podium, René Gillion, entrepreneur.

Dans l'axe de la façade, encadrée par deux costauds couronnés de laurier, l'entrée principale proclame fièrement :

Union Saint-Gilloise
Société Royale
Sports Athlétiques

Voilà qui donne envie d'aller mouiller le maillot sur la pelouse, telles les sculptures d'Oskar : footballeur dribblant habilement son adversaire, sprinter pulvérisant le record du Brabant wallon. Prêt à hisser les couleurs de l'Union, un peloton de hampes de drapeaux court le long de la corniche.

Toutes ces émotions donnent soif. Heureusement, en troisième mi-temps, le club house attend le supporter, qui vient chanter la victoire de l'équipe, tout en éclusant quelques Duvel, dont l'enseigne clignote joyeusement sur la façade.